Il y a de cela quelques jours j’ai posté un article qui dénonçait les racisés qui niaient avoir été victimes de racisme. C’étaient des cas de racisés qui ont « réussis » et qui voulaient bien se faire voir par les blancs. En face de cela, il y a la chose inverse. Des blancs qui disent avoir été discriminés. On a vu des blancs se plaindre de « racisme anti-blancs ». Les pauvres, ou du moins les chanceux, ils ne savent pas ce que c’est le racisme. Tant mieux pour eux. Soyons clairs et nets dès le départ : le « racisme anti-blancs » n’existe pas.

Dans ce court article je vais vous parler de deux nouvelles récentes où des blancs ont osé dire que leur carrière a été ralentie à cause de la discrimination. On va bien rigoler.

 

Christophe Dechavanne

Christophe Dechavanne est un homme blanc, né dans le 16e arrondissement de Paris. Fils d’un père promoteur-marchand de biens et d’une mère journaliste. On peut dire que ça aurait pu être pire. Il fait sa première apparition TV à 16 ans, en 1974. La suite vous la connaissez. Il a été producteur, animateur et comédien pendant plusieurs années. Sauf que, franchement, il a fait son temps. Difficile pour un animateur des années 80-90 de se renouveler et d’être toujours au top en 2020…

Mais voilà que pour Monsieur Dechavanne, si sa carrière bat de l’aile maintenant, c’est un peu à cause d’un racisme anti-blanc, d’une discrimination anti-homme. Oui il a osé. Dans une interview publiée par Le Parisien, Christophe Dechavanne confie que sa carrière d’animateur était en “dents de scie” : “Un homme blanc de 61 ans, ce n’est pas ce qu’on recherche à la télé. Avec TF1, je n’ai pas de contrat, pas de projet. Vingt fois, je leur ai proposé une grande soirée sur l’écologie baptisée Demain vous appartient. Vingt refus“.

Si le producteur-animateur pense cela. Que pense-t-il d’un homme noir de 61 ans ? Un homme noir de 50 ans ? De 40 ans ? Une femme asiatique pour présenter une émission en prime-time ?

 

Emmanuel Petit

Emmanuel petit était un des joueurs français champions du monde en 1998. Il n’a pas eu la carrière de Zinedine Zidane, ni de Thierry Henry, tous deux vainqueurs de la Champions League, entre autres. Et il ne restera pas dans les annales comme un immense joueur de football.

Dans l’émission Le Vestiaire sur RMC Sport, l’ancien international français dit de son passage au FC Barcelone de 2000 à 2001 : « J’ai avalé des couleuvres en me disant que j’allais bosser. Mais ça n’a jamais changé. Ce n’était que de la soumission à chaque fois. Je ne savais pas qu’il fallait gagner le respect du vestiaire comme si c’était la prison. J’ai vécu le racisme dans le vestiaire du Barça ».

Une déclaration qui fait évidemment réagir, à commencer par Gérard Lopez, qui a également défendu les couleurs barcelonaises, entre 2000 et 2005. Interrogé par une radio espagnole, il a littéralement foudroyé le consultant de RMC. « Emmanuel Petit est arrivé au Barça en pensant qu’il allait devenir capitaine. Je pense qu’il n’a jamais accepté le fait d’être remplaçant. Ses déclarations sont le fruit d’un ressentiment né de son passage sans gloire au club » a balancé l’ancien joueur du FC Barcelone, pour qui Emmanuel Petit a tout simplement un goût amer de son passage en Catalogne en raison de ses performances sportives décevantes et de son statut, qui n’était pas celui auquel il s’attendait.

 

Morale de l’histoire. Là où des racisés doivent doubler d’efforts pour être reconnus. Les blancs crient au racisme pour cacher leur incompétence.

 

 

One Reply to “Les blancs, rois de la victimisation”

  1. Comptons-nous ! Nous autre.e.s, les racisé.e.s, avons suffisamment de pilote.e.s, de neurochirurgien.ne.s et d’ingénieur.e.s nucléaire.e.s pour faire tourner la France.e.

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